Pour répondre à ses besoins en acier, l'Algérie s'est associée à des entreprises qataries.

Un nouveau complexe sidérurgique, Qatar Steel International, d'une capacité de 4,8 millions de tonnes (Mt) d'acier, devrait être implanté dans la zone industrielle de Ballara, dans la wilaya de Jijel, à 314 km d'Alger. Il devrait être officiellement mis en production à partir de 2016.
Ce projet sera mené par un partenariat suivant les nouvelles règles édictées par l'ordonnance algérienne sur l'investissement, qui obligent à laisser la majorité à des intérêts algériens. La partie algérienne sera représentée par le groupe public Sider et les qataris par deux sociétés, le Qatar Mining (25%) et Qatar Steel (24%), rapporte le quotidien algérien El Watan.
Les qataris devraient investir dans un premier temps 411 millions de dollars. « La première phase du projet sera la construction d'une unité capable de produire 2,5 Mt d'acier à béton. La production démarrera en 2012 », a expliqué Ahmed Al-Ansari, le directeur commercial de Qatar Steel, au Metal Bulletin. « Dans une seconde phase, une unité de 2,5 Mt de produits plats sera ajoutée », a précisé Ahmed Al-Ansari. C'est le ministre de l'Energie et de l'Industrie qatari Mohamed Ben Salah Essada qui présidera le conseil d'administration de la nouvelle société, indique la presse algérienne. Le cabinet britannique Atkins a été retenu par le Qatar pour assurer l'étude de faisabilité du projet. L'aciérie utilisera le procédé dit de «réduction directe» (DRI) qui n'a besoin que de gaz naturel et de minerai enrichi.
Cet investissement correspond au développement des besoins en acier du pays. Le ministre algérien de l'Industrie et de la promotion de l'Investissement, Mohamed Benmeradi a rappelé dernièrement que le pays, qui consomme déjà 5 Mt d'acier, doit importer pour près de 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques, soit près de 20% de sa facture d'importation globale. Le complexe sidérurgique d'El Hadjar à Annaba), une coentreprise entre le numéro un mondial de l'acier, ArcelorMittal (70%) et le Groupe Sider (30%), ne peut répondre à la demande d'acier. Sa production, après un nouvel investissement qui se fait attendre, n'atteindra que 1,5 Mt.
par Daniel Krajka
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