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  Caricature en Algerie
 

Des Poupées Et Des Anges en salles le 25 Juin, entretien avec Nora Hamdi


Avec ce premier film, vous adaptez votre premier roman. Vous parvenez à en garder le c?ur et l'énergie sans en faire une simple transposition...
J'ai écrit Des PoupÉes Et Des Anges en janvier 2004. Je souhaitais mettre en images deux héroïnes, deux s?urs françaises d'origine "maghrébine"* vivant derrière la périphérie. Venant moi-même de la banlieue et sachant ce qu'implique ce cliché, je voulais écrire pour faire éclater les a priori. Je souhaitais montrer des gens qu'on n'avait pas l'habitude de voir, à travers des personnages humains sans complaisance mais au-delà de toute caricature. Avant d'écrire le livre, j'en avais déjà imaginé des images, mais un producteur m'avait dit qu'il était impossible de le transposer au cinéma !

Votre parcours est d'abord un parcours d'images ?

Effectivement, puisque après avoir été peintre pendant huit ans, je suis passée au court-métrage. Sur les conseils du producteur de mon second court, j'ai entamé l'écriture d'un scénario. C'est ainsi que j'ai commencé à concevoir des histoires. J'avais abordé mon second court avec l'idée d'en faire un long, et j'ai d'ailleurs toujours ce projet. Je suis arrivée assez tôt à Paris et chaque fois, je ne me reconnaissais pas dans la vision que l'on avait de moi. Sur quelques mots - banlieue, jeune, femme, ou origines - les gens calquaient aussitôt des idées toutes faites. On m'enfermait toujours dans une image qui n'était pas la mienne. L'envie de donner une autre vision est alors née. J'ai voulu écrire l'histoire qui est devenue celle de Des PoupÉes Et Des Anges. J'ai présenté l'histoire à une éditrice qui a été emballée et a décidé de foncer avec moi. C'est ainsi que me suis retrouvée à écrire un roman ! J'ai commencé par me poser beaucoup de questions. J'ai d'abord analysé les livres qui m'avaient marquée et tout ce que je ne souhaitais pas trouver dans le mien. Je voulais écrire un livre que l'on puisse lire d'une traite. Le lecteur devait lire dans un seul souffle, d'où ce personnage qui court toujours. Je cherchais avant tout une émotion pure.

Malgré sa modeste mise en place, votre livre a remporté un vrai succès...
Il était édité par une petite maison indépendante et le travail avec les libraires a été essentiel. Pour le lire, il fallait aller le chercher. J'ai donc été surprise que, parmi les innombrables ouvrages qui paraissent, beaucoup de journalistes s'intéressent à l'histoire. J'ai participé à une quinzaine de Salons du Livre à travers la France. Ce livre n'a pas été un gros best-seller mais on peut dire qu'il a remporté un succès d'estime.

Quel retour aviez-vous de vos lecteurs ?

J'ai reçu beaucoup de lettres. De nombreuses jeunes filles et des lycéens m'ont écrit pour me dire qu'ils étaient heureux que l'on parle enfin d'eux, qu'à travers ce livre, ils existaient enfin. Je n'y avais pas pensé et j'en ai été très touchée. Je souhaitais simplement qu'un personnage comme moi existe et je me suis aperçue que je n'étais pas la seule. Tout à coup, je n'étais plus isolée et j'ai pris conscience que les questions que je me posais étaient partagées.

Comment êtes-vous passée du livre au film ?
J'ai d'abord écrit mon deuxième roman, beaucoup plus noir. Et on vous attend au tournant pour un deuxième roman ! Et puis je me suis demandé pourquoi une adaptation Des PoupÉes Et Des Anges n'aurait pas sa place sur les écrans. C'était une vraie remise en question ! J'avais fait des courts-métrages, j'avais une expérience de l'image, je connaissais mes personnages et il me semblait que je devais essayer de faire ce film par moi-même. J'ai commencé par aller sur Internet consulter les catalogues des maisons de production. Le seul qui m'ait intéressée est celui de Jean-françois Lepetit de Flach Film. Je sentais que mon film pouvait trouver sa place dans son catalogue assez large, éclectique, pointu, avec de vrais metteurs en scène. Sans le connaître, je lui ai écrit un e-mail pour me présenter. À ma grande surprise, il m'a répondu dès le lendemain pour me proposer un rendez-vous. Il connaissait mon livre mais pensait que les droits étaient pris. J'ai été très impressionnée qu'une telle rencontre soit possible pour moi qui n'étais rien. J'ai été touchée qu'il y ait encore des hommes derrière ces grosses maisons de production. Je lui ai donc dit tout ce que j'aimais - et ce que je n'aimais pas - voir au cinéma, les thèmes du livre que je voulais voir abordés.

Comment lui avez-vous présenté votre projet ?
J'avais envie d'aborder des rapports père / fille, entre tradition et modernité. Je voulais parler des premières expériences amoureuses, de l'éducation sentimentale et de ses codes, lorsqu'on est issu d'une cité de banlieue, face aux idées reçues. Pour le scénario, j'ai recentré l'histoire autour des deux s?urs et l'action se déroule en quelques mois. Le père et la mère sont nés en France, ils sont de la deuxième génération. Ils ont trois filles : Chirine, bientôt 18 ans, Lya, bientôt 17 ans et Inès, 7 ans. Sans les juger, je montre deux s?urs adolescentes aux styles opposés. Elles s'observent dans leurs différences. Pour retrouver le regard rompu du père, Chirine utilise sa beauté pour être regardée par le monde. Pour rompre avec le regard du père, Lya lui rappelle sa violence avec son style garçon manqué. C'est pourtant à travers leurs différences que les deux s?urs vont prendre conscience de ce qu'elles sont. Elles sont opposées mais complémentaires. L'une n'existe pas sans l'autre. À force de rage, de douleur, de réactions, elles vont faire prendre conscience au père qu'il ne sait plus les aimer. En accentuant sa beauté, Chirine rappelle au père pourquoi il l'a rejetée à ses 14 ans, lorsqu'elle a hérité de ce corps de femme trop désirable. Lya, de par le sport de combat qu'il lui a interdit, lui rappelle sa violence et lui montre une femme qui sait se défendre à l'inverse de sa mère, battue. Malgré tout, comme un pilier, c'est la mère qui maintient les liens familiaux. Le père, prisonnier d'idées moyenâgeuses redevenues d'actualité, va se souvenir qu'il était un homme et tenter de reconstruire les liens brisés après un accident qui lui rappellera sa fragilité.

Par Chirine et Lya, je voulais aussi montrer deux univers, celui de la banlieue et celui de Paris. À travers Chirine, je révèle l'envers du décor, je montre que ce n'est pas toujours là où l'on croit qu'il se passe les pires choses. Chirine est une gamine tenue par l'illusion d'un monde de paillettes où seul l'argent compte. En contre-champ, je montre Lya, insensible à l'argent, tentant de mettre une vérité dans un monde déjà faussé.

J'ai choisi un univers d'adolescentes pour donner de l'espoir, un nouveau regard sur l'avenir, se battre pour que les choses deviennent possibles, accessibles, aborder malgré cet environnement une réconciliation, entre père et fille, hommes et femmes, parents, et les premières amours d'adolescence. Ce que je souhaitais, c'était une fable sans jugement moral, une histoire d'erreurs, d'espoirs et surtout d'amour.

Vous projetez-vous davantage dans l'une des deux s?urs ?
Me mettre dans tous les personnages, même les plus dangereux, est ce que je préfère dans la création. Je peux me définir dans un personnage qui est une espèce d'ange ou dans une prostituée, une mère, un père violent...
Je suis en empathie avec tous mes personnages et chacun a quelque chose de moi. Pour moi, la création consiste justement à se balader dans des choses qui ne sont pas vous. C'est se demander sans cesse «Quelle serait ma vision et que ferais-je si j'étais ainsi ?».

Même si ce n'est pas vous directement, Lya semble nourrie de votre fibre, de votre élan, votre envie de dépasser les clichés...
J'avais envie de montrer que même si elle est une sportive en survêtement, elle n'en est pas moins une jeune fille. Elle va entrer dans le monde adulte et dans le monde de la femme. La vision que donne sa s?ur ne correspond pas pour elle à ce qu'est l'univers féminin. Lya se construit elle-même et n'a pas besoin qu'on la regarde. À l'inverse, Chirine est effacée et n'existe depuis son enfance que dans le regard de l'homme, celui de son père d'abord, puis ceux d'Alex et Simon. Elle se brise sur les défauts de chacun et se valorise sur les qualités de chacun.

Dans votre film, la pulsion de vie est là tout le temps...

Les filles sont maladroites, elles se font avoir, mais elles sont vivantes. Comme beaucoup de gens (et comme moi) elles essaient tout le temps, au risque de se faire jeter. On essaie tous de se battre et d'avancer. Je voulais montrer des filles qui se battent, qui n'oublient pas qui elles sont. C'est ce que les lecteurs avaient ressenti en lisant le roman et c'est ce que je voulais aussi transmettre par le film. Ne pas avoir peur d'être soi-même est essentiel.

Le film va plus loin que le livre, fallait-il que l'un existe pour que l'autre ait toute sa force ?

Je suis allée un cran plus loin parce que je voulais vraiment aller au fond de mon sujet à travers un travail de création. Quand j'ai écrit le livre, j'ai refusé beaucoup d'émissions parce qu'on essayait à chaque fois de me faire dire qu'il s'agissait d'un récit, d'une autobiographie. Or, ma démarche était créatrice, elle l'a toujours été. Certes, j'ai décrit des personnages qui sont dans la vie, donc porteurs de thèmes que beaucoup connaissent et qui me touchent. On a essayé de me cataloguer mais je n'avais pas écrit un récit politique, juste un roman. Certains ont essayé de l'expliquer par une démarche intellectualisante, mais je ne voulais pas tracer le profil de la fille qui s'en sort. Je ne suis le porte-parole de personne, mon approche est instinctive, affective. Mes lecteurs l'avaient bien ressenti. Je n'ai pas offert de prise à cela, ce qui m'a servie pour le film. J'arrivais comme une créatrice ayant réalisé son premier film d'après son premier roman et non un récit autobiographique hyper douloureux. Ce n'est pas une confession. Je ne porte pas un regard misérabiliste sur cette famille. Mes personnages sont tous dignes.

Vous avez grandi dans les cités ?
J'ai grandi dans une famille très nombreuse - une fratrie de douze frères et s?urs. Nous avons vécu dans une toute petite maison d'avant-guerre à Sartrouville. Par la suite, nous avons emménagé dans une autre maison, entourée de cités, car nous étions beaucoup trop nombreux pour intégrer un HLM ! A mon adolescence, je suis allée habiter chez l'aînée de mes s?urs. Elle a des enfants et habite en cité.

Mes copines et moi traînions dans la cité puisque c'était le seul endroit où aller. C'était notre vie et nous n'étions pas dans la rébellion. J'ai aussi écrit Des PoupÉes Et Des Anges parce que j'avais rencontré une bande d'adolescentes qui m'avaient expliqué leur vie. À ma grande surprise, il semblait que rien n'avait changé depuis ma propre adolescence ! J'avais même le sentiment d'assister à une certaine régression. C'est aussi ce qui m'a décidée à écrire. Quel que soit le temps, quel que soit le lieu, l'adolescence reste ce qu'elle est. Le temps des découvertes, des prises de position face au monde et de la définition de soi-même. Seuls le décor et le nom des magasins changent !

Comment avez-vous choisi vos comédiennes et comédiens ?
Je voulais que l'histoire soit exposée d'un point de vue féminin, contrairement aux trois quarts des films français qui sont d'abord des films d'hommes. Il fallait des comédiens denses, capables d'assumer la violence des gestes et des propos parce que je souhaitais que les spectateurs soient sous tension. Même s'il y a des moments légers, il ne faut pas oublier le fond. Aller directement vers les gens est important parce que les spectateurs vont au cinéma pour l'émotion, le ressenti.

Au départ, je voulais des non-comédiens, et j'ai d'abord vu des jeunes filles de quinze ou seize ans... mais qui en paraissaient vingt-cinq !

Est-ce parce que les jeunes filles d'aujourd'hui sont mûres plus tôt ? Conscientes plus tôt de leur identité sexuelle ? J'ai vu aussi des jeunes filles de banlieue, mais la question du jeu se posait. Je me suis vite aperçue que n'importe qui ne peut pas être actrice, il faut un vrai don, que l'on a ou pas.

J'avais déjà repéré Leïla Bekhti dans un magazine. Je cherchais une fille avec un côté garçon manqué comme beaucoup d'adolescentes qui se moquent du paraître. J'ai spontanément pensé à elle pour le rôle de Lya, mais son agent et elle ont d'abord cru qu'elle serait plus adaptée pour celui de Chirine, pour lequel je n'avais encore personne. Avec des talons, maquillée, Leïla était très mignonne mais je n'arrivais pas à la voir dans ce rôle. Depuis le début, je la voyais dans celui de Lya, un diamant brut qui se fout d'être une bombe. Nous avons fait des essais et nous sommes tous tombés d'accord sur ce que je ressentais. Cette étape lui avait au moins permis d'approcher concrètement le personnage de sa s?ur, de marcher dans ses pas. Cette connaissance du personnage a servi le jeu de Leïla.

Pour le personnage de Chirine, après avoir vu pas mal de monde, je me suis souvenue que Samy Naceri m'avait parlé de Karina Testa. Dès qu'elle a été face à Leïla, elle a tout de suite eu le côté grande s?ur. J'ai aimé son physique. Elle porte bien, comme Leïla, son origine kabyle. J'ai aimé son regard déterminé. J'ai immédiatement su qu'elle pourrait incarner Chirine, qui prend des airs de grande tout en étant une gamine dans sa tête. Karina devait aussi incarner une fille qui n'a pas de problème avec son corps. Elle ne vit pas son corps comme une malédiction, mais sait le montrer. Pure et naïve, Chirine ne comprend pas pourquoi son père la rejette. Elle est victime du regard qu'on porte sur elle.


Samy Naceri est le premier que j'ai rencontré parce que je voulais voir ce qu'il avait dans les yeux, lui parler directement du rôle et voir comment il allait le percevoir. Même si ça a dû le déstabiliser, je pense que le personnage a immédiatement trouvé un écho en lui. Comme le père dans ce film, il porte en lui cette puissance, qui peut être aussi positive que négative, toujours au bord de basculer. Sans être le premier rôle, son personnage est le noyau du film. Il définit toutes les femmes de la maison. C'est un homme sincère, et jouer ce rôle qui trouve une résonnance avec ce qu'il est, est aussi une façon honnête de s'assumer. Samy ne cherche ni à se faire passer pour quelqu'un d'autre, ni à prendre des poses dans la vie. Il est humain... Quand il est arrivé sur le tournage, nous n'avions pas trop besoin de nous parler, il comprenait rapidement ce que je voulais, c'est un instinctif. La veille encore on me demandait de changer d'acteur, mais je savais qu'il viendrait. Avec mon producteur, j'étais la seule à y croire, on ne l'a pas lâché et il le sait. Quand il a eu la permission de tourner, je me suis dit que, peut-être la juge a vu ce rôle comme une forme de thérapie pour Samy...


Le rôle de Simon n'était pas simple non plus. J'ai toujours imaginé Samuel Le Bihan en people, un cliché qui le dérange lui-même. Nous nous sommes rencontrés sans le scénario. J'avais envie de lui parler directement. Je lui ai dit que son image pouvait coller à ce personnage de publicitaire toujours bronzé, qui fréquente les endroits à paillettes - un Séguéla ! Comme Samy, il a accepté de participer à ce qui est un premier film, sans jouer les stars.

J'avais remarqué Fejria Deliba dans un rôle de mère qui ne correspondait pas du tout à celui de mon histoire. Parmi des photos de casting que l'on m'avait envoyées, elle m'a frappée alors que je ne l'avais même pas reconnue. Et j'ai su que c'était elle ! Elle apporte une dimension remarquable à son personnage.

J'ai beaucoup observé mes acteurs et je me suis inspirée de ce qu'ils sont dans la vie. Ils le savaient et me l'ont donné. J'ai puisé en eux parce que je voulais avant tout quelque chose d'authentique. C'était aussi une façon de me rapprocher de mon processus initial, qui était de choisir des non-professionnels. Je les ai choisis à la fois pour ce qu'ils pouvaient jouer et ce qu'ils étaient.

Comment s'est déroulé le tournage ?

Très vite et avec une énorme pression. J'avais une expérience de courts-métrages vidéo, mais c'est très différent du 35 mm qui nécessite une équipe beaucoup plus lourde. J'ai parfois regretté la légèreté de la vidéo, mais mon film était dans ma tête et je savais exactement ce que je cherchais.

Nous avons tourné 31 jours, surtout à Bobigny où nous avons été remarquablement accueillis par Madame le Maire. J'en garde un très grand souvenir. Nous avions un appartement avec accès au toit pour tourner, avec des gens super sympas. J'ai fait travailler du monde sur place. Nous avons été bien reçus parce qu'ils ont senti la sincérité de ma démarche.

Avez-vous vu surgir au tournage des choses que vous n'aviez pas prévues à l'écriture ?

Dans le scénario, Lya est assez observatrice. Il n'avait jamais été question qu'elle écrive un journal. Mais Leïla a tellement aimé le livre, s'y est tellement retrouvée qu'elle a souhaité en intégrer des extraits. J'en ai été très touchée. Du coup, son personnage ne se contentait pas de courir. Lorsque j'ai découvert le toit de l'immeuble dans lequel nous tournions, j'ai senti qu'il était possible pour ce personnage de s'y isoler et que cela apporterait une bouffée d'air à tout le monde.

De même, les plans dans la cuisine devaient être initialement filmés en studio, mais j'ai préféré tourner sur place malgré les contraintes techniques. Je sais maintenant que je ne pourrais pas tourner en studio. Il me faut des décors naturels, des lieux de vie. Je ne l'avais pas calculé mais cela correspond à ma façon d'être, mon envie de chercher l'authenticité et la sincérité.

Vous reste-t-il un moment particulier que vous n'oublierez pas ?

Beaucoup de rencontres, d'échanges, d'émotions. Trois moments ont pourtant été particulièrement forts. Celui où Lya écrit en écoutant la remarquable musique de DJ Abdel. Nous avons enregistré la voix de Leïla, en studio. Nous avons travaillé des heures et elle a fini par le jouer en pleurant réellement, instinctivement. Elle était épuisée, touchée par le texte et nous étions tous bouleversés. Je l'ai poussée à aller au bout. Une vraie communion s'est établie entre nous.

Je me souviens aussi de la scène où Samy est face au miroir dans la salle de bains. Il était dedans avec une telle intensité, une telle implication personnelle qu'il s'est produit quelque chose d'exceptionnel qui passe à l'image.

Je revois aussi Karina seule et nue devant la glace. Il n'y avait pas de chef op car je voulais capter la vérité de ses rapports avec son corps. C'était un moment fort, silencieux, intime. J'ai aussi été marquée par des déjeuners dans l'appartement que nous occupions dans la cité. C'était la famille ! J'étais tellement dedans que je voulais aussi y dormir !

Au final, quel regard portez-vous sur ces années où vous avez développé votre histoire ?
Depuis les premiers mots que j'ai écrits pour le livre, c'est une seule et même aventure, une aventure à laquelle personne ne croyait. Lorsque l'on commence à sortir de la petite case dans laquelle tout le monde vous met, le regard des gens change. Je ne changerai pas. Je suis occupée à faire. C'est le plus important.


Générique
Générique début « DES POUPEES ET DES ANGES»

Une Production
FLACH FILM ? FRANCE 2 CINEMA

Avec la participation de
CANAL +
CINECINEMA
et du
CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE


JEAN-FRANÇOIS LEPETIT
Présente

LEÏLA BEKHTI
KARINA TESTA
SAMY NACERI

avec la participation de
SAMUEL LE BIHAN

FEJRIA DELIBA

LEA SEYDOUX GIANNI GIARDINELLI
DALIA SERRADJ THEO FRILET

Musique
ABDEL LAMRIQ « DJ ABDEL » IAN ALEDJI

dans
DES POUPÉES ET DES ANGES

Un film de
NORA HAMDI

Générique de fin « DES POUPEES ET DES ANGES»

Lya Leïla BEKHTI
Chirine Karina TESTA
Le père Samy NACERI
Simon Samuel LE BIHAN
La Mère Fejria DELIBA
Alex Gianni GIARDINELLI
Gisèle Léa SEYDOUX
Inès Dalia SERRADJ
Mikaël Théo FRILET
Marie Alice MESNIL
Wanessa Nina MELO
M. Picaux Jean-Louis TRIBES
Angel Aurélia CREBESSEGUES
Julie Julie DUCLOS
Le Maître des lieux Yves ESPARGILIERE
Photographe Thibault GRABHERR
Ami de Gisèle (Sophianne) Chems DAHMANI

Scénario
Nora HAMDI

D'après le roman
"DES POUPEES ET DES ANGES" de Nora HAMDI
publié en France aux Editions AU DIABLE VAUVERT

Produit par
Jean-François LEPETIT

Direction de Production
Eddy JABES
Bruno VIGNIER

Montage
Sophie DELECOURT
Directeur de la Photographie
Jean-Louis VIALARD A.F.C.

Son
Yves LEVEQUE

Mixage
Emmanuel CROSET

1er Assistant réalisateur
Philippe BOURDAIS A.F.A.R.

Décors
Dominique TREIBERT

Costumes
Valérie GUEGAN

Scripte
Caroline SAILLO

Maquillage
Frédérique NEY

Coiffure
Loli AVELLANAS

2ème Assistant réalisateur Gérard CHAIR
Assistants réalisateur adjoint Fabian VIGUIER
Jérémy KNITTEL
Stagiaire réalisation Stéphanie JOSSEC
Repérages Fabien PONDEVAUX
Cascadeurs Dominique FOUASSIER
Jean-Marc BELLU
Cyrille HERTEL
Tony THICH
Doublure Fejria Deliba Sophie LANIEL
Coach Dalia Serradj Elisabeth RODRIGUEZ
Casting second rôle Aurélie MAZUREAU
Casting petits rôles et figuration Stéphanie TECHENET
Casting figuration Gaye YATERA
1ère Assistante opérateur Elsa BENNETT
2ème Assistante opérateur Mathilde CATHELIN
Stagiaire vidéo Victor DUPUIS
Renfort vidéo Hugo BEZARD
Photographe séances photos Thibault GRABHERR
Assisté de Stéphane DEROUSSENT
Photographes de plateau Bernard BRUN-Images Factory
Nubia ESTEBAN
Perchman Jérôme COIC
Costumière Juliette LECARPENTIER
Habilleuses Céline EL MAZOUZI
Christine DESPREZ
Maquilleuses renforts Dorota OKULICZ
Sophie TAILLE
Liza GUENOUN
Agathe BILLMANN
Coiffeuses renforts Géraldine LEMAIRE
Olivia LEQUIMENER
Régisseur général Dominique DUBREUIL
Régisseur adjoint Frédéric DORION
Assistants régisseurs adjoints Mathieu DELAHOUSSE
David IMBAULT
Thomas SPONY
Stagiaire régie Lucas TOTHE
Assistants régisseurs adjoints renforts Romain BAUME
Yannick LEIDER
Alain YANG
Guillaume HANOUN
Jean-Charles BERLAN
Chauffeur de production Madou SALL
1er Assistant décorateur Bernard SCHMIDT
Régisseur d'éxtérieurs Bertrand FREMEAUX
Accessoiriste de plateau Frank PITUSSI
Peintres décoration Stéphane PAQUET
Katia SIEBERT
Chef constructeur Vincent FUCHS
Menuisier traceur Hichem BOUKSSESSA
Menuisier traceur renfort Christophe DEYRIS
Peintres graffitis Nabil DORBANE
Yann PASCUA
Raphaël LANZANI
Chauffeur décoration Lionel FERRER
Rippeur Paul-Emmanuel TERRIERE
Rippeur renfort Bruno SALORD
Infographiste Jérémy BLUNDEN
Chef électricien Patrick CONTESSE
Electriciens Jean-François GRANCHER
Electricien renfort Eric ZANNIER
Groupiste Pascal BAYSE
Chef machiniste Simon MAGGIOLO
Machiniste Tristan MORIN
Machiniste renfort Lionel DHELIN
Assistants monteuse Gordana OTHNIN-GIRARD
Guerric CATALA
Chef monteur son Nikolas JAVELLE
Assistant monteur Mathieu FARNARIER
Monteur paroles Charles AUTRAND
Bruiteur Patrick EGRETEAU
Enregistrement bruitage Hubert TEISSEDRE
Post-synchronisation Alain LEVY
Françoise MAULNY-LEVY
Rym DEBBARH-MOUNIR
Directrice juridique et financière Marie-Agnès BROSSAUD
Chef comptable Sophie LOURS
Administrateur de production Jean-Pierre BILLARD
Assisté de Thimotée OBERLIN
Assistante du producteur Héléna MENDES
Sécrétaire de production Marie POPOVITCH
Cantine Locafête
Gilles PAQUETTE
Véronique BOUCHET
Martial MICHAUD
Chauffeurs loges Sébastien BLANCHARD
Albert EINSAGUEIX
Denis URMAN
Chauffeurs véhicules techniques Daniel LE GALL
Marc GUISIANO
Didier RIBES
Richard BRAULT
Pascal FONTAINE
Jean-Pierre NERIN
Noé SALLA
Miguel PANCORBO
Benoît GUYONNET
Thomas YONGER

Musique originale composée et réalisée par
ABDEL LAMRIQ «DJ ABDEL» et IAN ALEDJI

«Sécher les cours», «Bon style», «Flash entre eux», «Trop de champagne», «J'étouffe»,
«Rendez-vous amoureux», «Pin up», «Shooting», «Graffeuse», «Lâcher l'affaire», «Espoir»

«Deux s?urs» «Poupée Barbie» «M'man, je t'aime»
«Putain de poupée» «Amour trop fort»
Slams interprétés par Leïla BEKHTI

«Prête pour ça» «C'est la fête» «Feu sur la piste» «Mariage en vue»
Chansons interprétées par Loïs ANDREA

«Paillettes sur la piste»
Chanson interprétée par BIG ALI

Musiques additionnelles
VALMONT (pour Copilotes)
«Premier amour», «Mauvais plan», «Rébellion», «Séduction»

Enregistrement et mixage à
TWIN STUDIOS par MITCH
Co-édition FLACH FILM - MEDHA PUBLISHING (2007)

Une coproduction
Flach Film - France 2 Cinéma + logo

Avec la participation de
CANAL +
et du Centre national de la cinématographie (logo)

Attaché de presse
AS COMMUNICATION
Alexandra SCHAMIS ? Sandra CORNEVAUX

Ventes à l'étranger
PYRAMIDE INTERNATIONAL
pour FLACH POUR L'INTERNATIONAL

Unifrance

Sites Internet
www.flachfilm.com
www.despoupeesetdesanges.com

Nora HAMDI et Jean-François LEPETIT
tiennent tout particulièrement à remercier

Manuel ALDUY et son équipe
Catherine HENAUX et son équipe
Claude DURAND et les membres de l'Avance sur Recettes

ainsi que

Ville de Paris - Mission cinéma
Préfecture de Police de Paris - Service des Prises de Vues
Mairie de Bobigny
Oury Stantman, Loulou et Gérard Alary
Film Média Consultant
Jaguar France, Bonne Maman, Bioderma, Motorola, Pionneer
Canon, Coca Cola, Apostrophe, Diabless, Diesel, Zmirov com
Agnès B, Reebok, Adidas, Smalto, Pinuts, Les Petites
Différence.com, Morozzo, Dante & Maria, Satelite
Emmanuel Ungaro, Yves Saint-Laurent
Stanbridge, Dessange International

Eclair Laboratoire

Directeur des productions Didier DEKEYSER
Responsable des productions Frédéric CASNIN
Dominique CHAMPEL
Etalonneur photochimique Patrick DELAMOTTE
Responsable rushes Patrick LANGENFELD
Etalonneur rushes vidéo Aude HUMBLET
Pellicule FUJI
Caméra OBJECTIF TOURNAGE
Matériel électrique TRANSPALUX
Matériel machinerie CAR-GRIP FILMS
Montage et auditoriums TELETOTA AUDITEL
Post-synchro et bruitage CINEPHASE
Génériques ERCIDAN
Assurance CONTINENTAL MEDIA ASSURANCES


© 2008 Flach Film - France 2 cinéma
Tous droits réservés - visa d'exploitation n° 117 139
Dépôt légal 2008




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weller tayeb a écrit le:2011-11-20
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